A méditer…

 

Entraîneur des Huskies de Connecticut (11 fois champion NCAA) et également coach de Team USA (championne du monde 2010 / 2014 et médaille d'or aux JO 2012 / 2016), Geno Auriemma a livré un long discours sur les jeunes et le “body language”.

À lire / écouter attentivement.

 
« […] Je ne veux pas me faire passer pour un vieil homme qui est entraîneur depuis longtemps. Mais je suis sûr que ça va se passer comme ça : recruter des enfants enthousiastes sera plus dur que jamais. Parce que chaque enfant regarde la télévision et regarde la NBA ou […] la Major League Baseball ou tout autre sport[…], et ce qu’il voit, ce sont des gens vraiment cools. Alors, il pense que c’est comme ça. Certains n’ont même pas encore compris quel pied utiliser comme pied pivot et vont agir comme s’ils étaient de bons joueurs. Vous le voyez tout le temps. 
 
Donc, recruter des enfants qui sont vraiment optimistes, qui aiment la vie et l’amour du jeu et ont cette formidable appréciation quand leurs coéquipiers font quelque chose de bien, c’est dur. C’est vraiment dur.
 
Donc, sur notre équipe, […] nous nous concentrons beaucoup sur le langage corporel. Et si votre langage corporel est mauvais, vous n’entrerez jamais en jeu. Je me fiche si la joueuse est bonne. Si quelqu’un dit, “Vous venez de vous priver de Stewy (Breanna Stewart, 1er choix de Draft 2016 et ROY 2016- NDLA) pendant 35 minutes dans le match de Memphis il y a quelques années”. Ouais, je l’ai fait. “C’était pour la motiver pour le match en Caroline du Sud le lundi suivant ?” Non, ce n’était pas le cas. Stewy agissait comme un enfant de 12 ans. Alors je l’ai mise sur le banc et lui ai dit de s’asseoir.
 
Sous-titres : appuyez sur carré à côté des "Paramètres vidéo" + dans "Paramètres vidéo" => Sous titre "anglais (…)" => "traduire automatiquement" : français
 
 […] Les autres entraîneurs pourraient dire que je peux le faire (parce que j’ai trois autres All-Americans). Je comprends. Mais je préfère perdre que de regarder mes joueuses jouer comme d’autres joueuses. Certains […] pensent toujours à eux-mêmes. Moi, moi, moi, moi. “Je n’ai pas marqué, alors pourquoi devrais-je être content ?” “Je ne joue pas assez de temps, pourquoi devrais-je être content ?” C’est le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, malheureusement. Et les enfants vérifient la feuille de match, parfois parce qu’ils entendent leurs parents crier, parce qu'ils ne marquent pas assez de points. […]
 
[…] Lors de mes matchs, je regarde ce qui se passe sur le banc. Si quelqu’un est "endormi", si quelqu’un ne se préoccupe pas du match, si quelqu’un n’est pas engagé dans le jeu, alors il n’entre jamais en jeu. Jamais.
 
Vous ne pouvez pas vous lever pour chacun de ces matchs ? Vous ne pouvez pas être excité pour chacun de ces matchs ? Alors que l’on vous finance vos études ? Maintenant, vous jouez pour la meilleure équipe du pays et vous allez faire la tête ?
Sérieusement ?